The study presents a reading of three books of François Bon, which can appear as very objective, realistic and impersonal novels, but contain elements referring to the most intimate biography of the author. Even if François Bon denies ever having practiced the autobiography, in Mécanique, L’Enterrement and Temps machine the presence of small notations appeared abruptly and arisen from memory absolutely automatically, demonstrates the interference of biographical material in realistic writing. This subtle relationship takes places during the recall: they are "shards of the self," fragments of memories, which become embedded in the main narrative and interference with its construction already quite complex. The novel then takes shape by the subtle balance between self and other, through language and language staff and others, by playing with images, dreams and memory. This work of textual construction characterized by the simultaneous presence of several types of memory, and processes that mime and uncover the memory functions, is revealed in a reading leading to the evidence of the assertion of the individual and the self portrait. ////////// L'article présente une lecture de trois ouvrages de François Bon qui peuvent apparaître comme des récits très objectifs, réalistes et impersonnels, mais qui recèlent des éléments renvoyant à la biographie la plus intime de l'auteur. En effet, même si François Bon nie avoir jamais pratiqué l'autobiographie, dans Mécanique, L’Enterrement et Temps machine la présence de petites notations apparaissant de manière abrupte et surgissant de la mémoire de manière absolument automatique, démontre l’interférence du matériau biographique dans l’écriture réaliste. Cette subtile relation se réalise lors de la remémoration : ce sont des « éclats du moi », des éclats de souvenirs, qui s’enchâssent dans le récit principal et contribuent au brouillage de sa construction déjà assez complexe. Le récit alors prend forme par le subtil équilibre entre soi et l’autre, par le biais de la langue et du langage personnel et d’autrui, par le jeu avec les images, les rêves et la mémoire. Ce travail de construction textuelle caractérisé par la présence simultanée de plusieurs typologies de souvenir, et de procédés qui miment et mettent au jour le fonctionnement de la mémoire, sont dévoilés dans un parcours conduisant vers l’évidence de l’affirmation de soi et de l’autoportrait.

Éclats du moi dans l’œuvre de François Bon

BRICCO, ELISA
2010-01-01

Abstract

The study presents a reading of three books of François Bon, which can appear as very objective, realistic and impersonal novels, but contain elements referring to the most intimate biography of the author. Even if François Bon denies ever having practiced the autobiography, in Mécanique, L’Enterrement and Temps machine the presence of small notations appeared abruptly and arisen from memory absolutely automatically, demonstrates the interference of biographical material in realistic writing. This subtle relationship takes places during the recall: they are "shards of the self," fragments of memories, which become embedded in the main narrative and interference with its construction already quite complex. The novel then takes shape by the subtle balance between self and other, through language and language staff and others, by playing with images, dreams and memory. This work of textual construction characterized by the simultaneous presence of several types of memory, and processes that mime and uncover the memory functions, is revealed in a reading leading to the evidence of the assertion of the individual and the self portrait. ////////// L'article présente une lecture de trois ouvrages de François Bon qui peuvent apparaître comme des récits très objectifs, réalistes et impersonnels, mais qui recèlent des éléments renvoyant à la biographie la plus intime de l'auteur. En effet, même si François Bon nie avoir jamais pratiqué l'autobiographie, dans Mécanique, L’Enterrement et Temps machine la présence de petites notations apparaissant de manière abrupte et surgissant de la mémoire de manière absolument automatique, démontre l’interférence du matériau biographique dans l’écriture réaliste. Cette subtile relation se réalise lors de la remémoration : ce sont des « éclats du moi », des éclats de souvenirs, qui s’enchâssent dans le récit principal et contribuent au brouillage de sa construction déjà assez complexe. Le récit alors prend forme par le subtil équilibre entre soi et l’autre, par le biais de la langue et du langage personnel et d’autrui, par le jeu avec les images, les rêves et la mémoire. Ce travail de construction textuelle caractérisé par la présence simultanée de plusieurs typologies de souvenir, et de procédés qui miment et mettent au jour le fonctionnement de la mémoire, sont dévoilés dans un parcours conduisant vers l’évidence de l’affirmation de soi et de l’autoportrait.
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